[Critique] 3DS – Yo-Kai Watch: Esprit, es-tu là?

Lorsque Yo-Kai Watch fut annoncé, j’étais terriblement intéressé par ce dernier. Il suffit de connaître quelques jeux faits par Level 5, tel que Dark Cloud sorti sur Playstation 2, la série Professeur Layton sorti sur Nintendo DS et 3DS, et l’un de mes jeux préférés Ni No Kuni: Wrath of The White Witch sortie sur PS3, pour savoir que ses prochains jeux seront de qualité.

J’étais si séduit par Yo-Kai Watch que j’évitais tout ce qui pouvait se dire ou se montrer à son sujet. Je voulais découvrir le jeu seulement lors de ma possession de celui-ci. Je voulais le savourer de A à Z. Il faut avoir une foi aveugle envers une compagnie pour avoir un optimisme aussi élevé pour un jeu vidéo!

J’ai assisté à quelques événements Nintendo l’an dernier et il m’était possible d’essayer la démo de Yo-Kai Watch sur place. J’ai fini par flancher et je l’ai un peu essayé. Puisque je savais qu’il s’agissait d’un jeu de type RPG, je n’y ai joué que quelques minutes. Je voulais prendre tout mon temps pour le déguster à la maison.

Yo-Kai Watch fut distribué seulement qu’en anglais lors de sa sortie en magasin en novembre dernier et cela a un peu refroidit mes ardeurs. Je n’ai aucun problème avec l’anglais et je joue à plusieurs jeux dans cette langue, mais j’aime tout de même mieux jouer en français lorsque je reviens à la maison après une épuisante journée. Sachant que le jeu était censé ressembler à Pokémon, et que cette série se joue maintenant en plusieurs langues, je trouvais étrange qu’un jeu de cette envergure ne possédait pas de version française. Bref, j’étais prêt à attendre, même si aucune annonce d’obtenir le jeu en français ne fut faite à la sortie.

Maintenant qu’une mise-à-jour nous a donné droit à une traduction française depuis février dernier et que j’ai ENFIN le jeu en main, ce que je peux dire est que je ne regrette pas du tout mon attente!

Fiche technique

  • Date de sortie : 6 novembre 2015 en Amérique du Nord, 29 avril 2016 en Europe.
  • Style : Jeux de rôle
  • Classement ESRB/PEGI : E10+/PEGI 7
  • Développeur : Level 5
  • Éditeur : Level 5
  • Langue d’exploitation : Anglais, Français (Oh yeah!)
  • Disponible sur: Nintendo 2DS, Nintendo 3DS
  • Prix lors du test : 46,42$ (Amazon.ca)/29,90 € (Amazon.fr)

Le nom ne fait pas le moine.

Nathan, le personnage principal, avec sa Yo-Kai Watch.

Tout comme plusieurs jeux de Level 5, l’histoire de Yo-Kai Watch s’adresse principalement aux enfants, mais sa profondeur, sa richesse et son originalité rendent le tout attachant et intrigant pour n’importe qui aimant le moindrement les dessins animés.

L’histoire débute par un concours de chasse aux insectes. Celle-ci finit par mener le personnage principal de l’histoire, Nathan ou Katie, devant une machine distributrice de capsules et une voix inconnue l’encourage à y mettre de la monnaie. Aussitôt la capsule ouverte, un fantôme du nom de Whisper apparaît et emmène son sauveur dans une recherche aux Yo-Kai…

Je ne comprenais pas trop le terme Yo-Kai puisqu’il semble s’agir d’un mot japonais. Au moins, l’histoire démontre rapidement que Yo-Kai est utilisé pour parler d’esprits, de fantômes, de spectres, etc. Avoir gardé le terme Yo-Kai comme titre de jeu pour la version anglaise et française est sans nul doute un peu loufoque, mais traduire le terme aurait peut-être trop ressemblé à des noms bien connus comme Ghostbusters. S.O.S Yo-Kai?

Whisper, le premier Yo-Kai que l’on rencontre dans le jeu.

Bref, Whisper offre une montre à Nathan et celle-ci possède un radar et une lentille permettant de détecter la présence de fantômes et surtout, de les voir. Dans l’aventure, nous apprenons que ces derniers sont la cause de bien des maux de la vie courante. Vous venez de faire un achat sur le coup de l’impulsivité? C’est sûrement à cause d’un Yo-Kai! Vous venez de faire une crise de jalousie à votre meilleur ami? Il y a du Yo-Kai là-dedans!  Une forte odeur empeste la pièce, mais tout le monde se défend de ne pas avoir eu un petit relâchement? Mon petit doigt me dit qu’un Yo-Kai ne sent pas bon! Pour régler la situation, il faut retrouver le Yo-Kai fautif à l’aide du radar et de la lentille. Malheureusement, et il est facile de s’en douter, le Yo-Kai fautif veut se battre et un combat commence.

Des combats qui donnent le goût… de les éviter.

C’est là que ma déception a débuté. Les combats. Ils sont tellement simples que j’ai réussi à rendre le tout compliqué. Du moins, il faut une certaine adaptation pour comprendre le fonctionnement de ceux-ci. Une fois que c’est fait, on se rend facilement compte qu’il n’y a rien de bien compliqué. À un point que la stratégie est quasi inutile et qu’il ne suffit parfois que de laisser les combats se dérouler… sans que l’on touche à rien… ZzZ…

Cette roue est entourée de quatre icônes: Âmultime, Cible, Purifier, et Objets. Âmultime sert à activer l’attaque spéciale des Yo-Kai.

Les combats se passent en temps réel, ce qui veut dire que l’action est immédiate et qu’il n’y a pas d’attente de type « tour par tour » comme dans les jeux Pokémon. Du côté du joueur, une équipe de six Yo-Kai fait partie du combat et seulement que 3 d’entres eux peuvent combattre en même temps. Les six Yo-Kai sont affichés sur une roue visible sur l’écran tactile qui se tourne afin de changer de Yo-Kai comme bon nous semble. Je n’ai pas aimé à devoir rapidement sortir le stylet afin de débuter le combat. J’ai tout de même apprécié d’avoir accès aux six Yo-Kai en même temps, même s’il y en a réellement que trois qui attaquent. Puisque l’on peut bouger la roue en tout temps, cela m’a permis d’éviter que certains de mes Yo-Kai ne se fassent complètement démolir pendant que les autres Yo-Kai continuaient d’attaquer.  Il reste tout de même que cette petite gestion m’est arrivé rarement, peut-être même seulement pendant des combats avec d’énormes monstres…

Attaque du chaton!
Le Yo-Kai Jibanyan et son attaque âmultime: « Attaque du chaton! ».

Cette roue est entourée de quatre icônes: Âmultime, Cible, Purifier, et Objets. La première, Âmultime, sert à activer l’attaque spéciale des Yo-Kai. Une fois choisie, nous devons exécuter aléatoirement des mouvements sur l’écran, tel que tourner le stylet rapidement dans un sens, dessiner le trait indiqué ou peser sur des boules se promenant à l’écran. La rapidité de ces actions remplissent le Yo-Kai d’énergie qui fini par exécuter son attaque puissante. Par contre, à chaque fois que celle-ci est utilisée, l’âme du Yo-Kai tombe à zéro et il faudra attendre qu’elle se remplisse par elle-même ou de donner des objets à ce dernier pour que l’on puisse réutiliser Âmultime plus rapidement. Bien sûr, durant ce temps, les méchants Yo-Kai continuent d’attaquer et le Yo-Kai qui est en train de préparer son Âmultime peut finir qu’à ne plus pouvoir combattre.

Parfois, à la fin d’un combat, un Yo-Kai combattu voudra se lier d’amitié avec le personnage. Ce dernier lui offrira un médaillon comme preuve d’amitié ce qui permettra d’utiliser le Yo-Kai dans de futur combat. Ce n’est donc pas tant de la « capture » de Yo-Kai, mais une « amitié » un peu comme ce que l’on peut voir dans Ni No Kuni.

Un environnement riche remplit de drôles de petits fantômes.

Le Yo-Kai au nom de Pégaz.

Pour ce qui est des Yo-Kai en tant que tels, leur originalité est bien exploitée. Puisqu’il s’agit de fantômes, leur physique et leur comportement sont associés à leur nom qui s’écrit par des mots que tout le monde connait, mais avec une connotation humoristique. Je me suis exclamé de rire en faisant la connaissance de Pégaz dont le visage représente un fessier ou encore l’oiseau au nom de Morvobec avec, sans surprise, de longues trainées de morve sortant de son bec.

Ces derniers sont répartis sous forme de huit tribus différentes qui leur donnent des caractéristiques privilégiées durant les combats. Les vaillants sont forts au combat, les sinistres envoutent leur adversaire ce qui les ralentis durant le combat, les mignons sont rapides et attaqueront sans délai, les mystérieux surprennent avec leur attaque puissante, les costauds bloquent les attaques et ralentissent les combats, les bienvaillants soignent les Yo-Kai de l’équipe, les sombres influencent l’état de l’ennemi en plus de lui voler des PV, et les insaisissables qui sont aussi rares que difficile à envouter. Au début, j’ai cru qu’il y avait une logique dans ces catégories, comme c’est le cas de Pokémon avec l’eau contre le feu, mais après plusieurs tentatives diverses, j’ai vite remarqué que cela ne donnait rien.

On peut placer les Yo-Kai dans l’ordre que l’on veut qu’ils apparaissent sur la roue lors des combats. En lisant les informations fournies directement dans le jeu, j’ai appris qu’il y a un bonus d’attaque spéciale automatique quand trois Yo-Kai faisant partie de la même tribu sont alignés dans la partie supérieure de la roue. J’ai trouvé le tout original et donne fort heureusement un petit plus à la gestion des combats. Par contre, j’ai trouvé que les tribus n’ont pas tant la même influence que le type d’un Pokémon. Même si cela peut s’avérer pratique, je peux fort bien juste m’équiper de Yo-Kai vaillants pour m’assurer de bons rendements durant les combats.

Le Yo-Kai au nom de: Morvobec.

Pendant la partie, on peut amasser un lot d’objets très différents. Ces derniers ne servent pas juste à donner un peu plus d’âme ou de points de vie aux Yo-Kai. Les fantômes peuvent se faire donner des livres ou revues qui changeront leur personnalité qui influencent les combats. Il m’a fallu du temps avant de comprendre ce fonctionnement. Lorsque j’ai finalement compris que je me faisais anéantir à cause que certains de mes Yo-Kai étaient en mode « flânage », j’ai pris le temps de voir et lire la description de chaque article de mon inventaire jusqu’à ce que je le découvre. Même si c’est un brin rigolo, je trouve qu’il s’agit d’une gestion inutile. Je veux gérer le combat, pas l’humeur de mon Yo-Kai!

Fort heureusement, Yo-Kai Watch ne se limite pas qu’au combat. Bien sûr, l’histoire se concentre sur les fantômes et leurs attaques, mais il est possible d’augmenter la force de nos Yo-Kai en faisant les missions secondaires. En effet, la ville regorge de gens et de Yo-Kai qui ont besoin d’aide de toute sorte. À chaque fois qu’une mission est accomplie, cela donne de l’expérience aux Yo-Kai. Et bien plus que je l’aurais cru! De ce fait, j’ai passé une bonne partie de mes premières heures à accomplir des missions secondaires. Que ce soit de chercher des aliments précis pour un Yo-Kai gourmand, ou de participer à un jeu de cache-cache avec des gens, aucune ne se ressemble vraiment et je n’ai jamais eu l’impression de faire le même type de mission.

Yo-Kai Watch, un jeu léger et rigolo pour tous.

Level 5 a clairement créé une franchise à succès. Même si plusieurs personnes disent que le jeu ressemble à la série Pokémon, j’ose plutôt dire que le jeu est un beau mélange du fonctionnement de Ni No Kuni avec le magnifique visuel et l’atmosphère magique de Fantasy Life. Yo-Kai Watch est un jeu qui offre tellement de variété et de surprises que mon texte ne serait jamais été assez long pour tout décrire.  À l’écriture de ce texte, je découvre encore des aspects intrigants de l’histoire et de nouvelles mécaniques de jeux. Je ne doute absolument pas de son succès au Japon et ce dernier aura droit à un troisième titre dès cette année! Donc, il est clair que les aventures des Yo-Kai ne sont pas terminées et que nous verrons bientôt les prochains jeux en magasin dans les autres pays.

Ce qui me dérange de savoir que les prochains jeux sont déjà faits et en circulation, est que j’ai une inquiétude face à leur jouabilité. Je ne sais pas à quel point celle-ci aura évolué. Ces jeux sont sortis bien avant les critiques nord-américaines du premier titre, il est clair qu’il est déjà trop tard et que l’on pourra rien n’y faire. Je dois dire que cela n’affecte aucunement le jeu et qu’il s’agit de mon opinion. Le reste m’a suffisamment plu pour prendre le temps de tout découvrir ce qu’il offre. L’attente en valait la peine et ce n’est pas ce type de jouabilité qui m’arrêtera de découvrir les fabuleuses histoires créées par Level 5.

Puisque le dessin animé de Yo-Kai Watch joue maintenant en français à Télétoon, il est clair que vous allez en entendre parler si vous visionnez ce poste de télévision et que vous ayez des enfants ou non. Pour avoir écouté certains épisodes en anglais sur Netflix, j’ai trouvé que la première émission avait un rythme beaucoup trop rapide, mais fini par se calmer par la suite. Malgré tout, je n’ai pas accroché à l’émission. Je crois vraiment que si le jeu Yo-Kai Watch ne m’a pas tant fait ressentir qu’il est destiné à un jeune public, le dessin animé l’est clairement beaucoup plus. Mais qui sait, il y a peut-être du Yo-Kai là dedans!

Note:

8/10

Les plus :

  • Les Yo-Kai sont tous aussi rigolos les uns que les autres, que ce soit par leur nom ou leur apparence.
  • Un graphisme riche et fortement détaillé.
  • Une histoire bourrée de culture japonaise parfois étrange et sombre tout en étant colorée, complexe et attachante.

Les moins :

  • Le manque d’originalité pour les combats.
  • La facilité de ces derniers une fois le concept maitrisé.
  • L’utilisation limité du stylet qui brise un peu le rythme de la jouabilité.

Collaboration spéciale: Nintendo Canada

Images centrales: http://yo-kai.nintendo.com/fr/

Yo-Kai Watch, est disponible en téléchargement sur le eShop de la Nintendo 2DS et 3DS ou dans tout bon magasin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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