[Critique] 3DS – Bravely Default

Originalement publié sur www.geeksandcom.com le 14 février 2014.

Test de Bravely Default sur Nintendo 3DS

Bravely Default : j’ai beaucoup entendu ce titre au courant des derniers mois. À un point tel que j’ai cru qu’il s’agissait d’une vieille licence à la Final Fantasy. Puisque je n’avais jamais entendu parler de cette série auparavant, j’en ai conclu que ce nouveau jeu devait être initialement sorti au Japon et que l’une de ses suites allait être publiée sur les autres continents. Le hic avec ce type de situation repose dans le fait que n’ayant pas eu la chance de jouer aux anciens titres, nous faisons face à une suite sans connaître l’histoire originale. Ce qui est un peu ennuyant. Mon intérêt pour Bravely Default était donc au plus bas puisque je n’avais pas vraiment envie de débuter un jeu sans avoir pu connaître ou jouer aux jeux précédents.

Bref, j’aurais peut-être dû me renseigner dès le départ car j’étais complètement dans le tort. Bravely Default est une toute nouvelle licence. Développée par Silicion Studio et éditée par Square Enix pour Nintendo 3DS, cette nouvelle série est un jeu de rôle au tour-par-tour comme une grande majorité des jeux japonais sous la bannière du fameux éditeur. N’étant pas un grand fanatique de jeux de rôle, malgré de rares exceptions, j’ai tout de même été surpris et fasciné par mon expérience de jeu.

Une introduction impressionnante, mais non représentative…

Dès le début de la partie, nous devons utiliser la technologie RA pour réalité augmentée. Avec un code barre fournit dans le livret du jeu, nous assistons à une courte animation intégrée à notre propre environnement lorsque nous scannons celui-ci avec la caméra frontale de la console. D’une qualité graphique impressionnante, j’ai été ébloui. Par contre, c’est la seule fois ou l’on doit utiliser cette technologie. Un peu dommage, malgré l’intention d’utiliser toutes les capacités de la Nintendo 3DS!

Mon enchantement du commencement n’a malheureusement pas duré. On parle tout de même d’un jeu sur Nintendo 3DS… Ce qui nous mène à une aventure quelque peu pixelisée avec des traits parfois grossiers. Avec la beauté du dessin de la pochette du jeu, je m’attendais à des personnages aussi beaux mais dès l’introduction commencée, nous avons eu droit à des petits personnages joufflus qui ne semblent avoir qu’à peine 8 ans.

Personnages - Bravely Default - Nintendo 3DS

Ce léger détail a été vite oublié car j’ai été émerveillé par l’environnement qui est d’une beauté inouïe et qui m’a fait un peu penser au style artistique du célèbre Hayao Miyazaki (Mon voisin Totoro, Princesse Mononoké). Cette beauté visuelle m’a également rappelé mon expérience de jeu avec Ni No Kuni : Wraith of the White Witch.

Une histoire riche,  des dialogues parlés en abondance, et une musique traditionnellement féérique

Comme une grosse majorité des jeux de rôles, Bravely Default contient une histoire riche et quelque peu complexe. Puisqu’il semble y avoir un grand fanatique de lithothérapie dans l’équipe de Square Enix, le jeu n’échappe malheureusement pas aux fameux cristaux qui possèdent de grandes propriétés énergétiques, essentielles, et surtout vitales pour l’homme (!!!). L’histoire débute donc lorsqu’un cristal hautement vénéré par des prêtres (que l’on nomme « vestales ») est envahi par les ténèbres. Ce dernier semble causer bien des dégâts puisqu’un village s’effondre sur lui-même en tuant la majorité de ses habitants. L’une des vestales est prête à tout pour rétablir l’ordre et le seul survivant du village englouti veut à tout prix l’aider dans cette épopée. En chemin, ils seront vite accompagnés de deux autres personnages mystérieux ayant tous deux de forts caractères.

L’atmosphère et le charisme du jeu sont principalement ce qui m’a le plus charmé. La relation entre les quatre personnages principaux est attachante, drôle, et particulièrement surprenante par le caractère macho de l’un d’entre eux. Par ses paroles, il est clair que le jeu ne vise pas un jeune public. Les voix jouent aussi un très grand rôle. Si les textes sont nombreux à lire, la majorité des conversations, elles, sont réellement parlées et c’est assez surprenant si l’on prend note de la place que cela peut prendre sur une cartouche de Nintendo 3DS. Mais les dialogues se passent malheureusement en anglais même si on joue en français. Ce mélange linguistique m’a mélangé à quelques reprises durant mon expérience, mais ne m’a jamais rebuté.

Quoi que clichée par ses mélodies fantaisistes qui ressemblent énormément à toutes autres trames sonores de jeux du genre (ou bien même japonais), la musique de Bravely Default est gracieuse et douce aux oreilles. Par contre, aucun rythme ne m’est resté en tête, ce qui me laisse perplexe quant à ce qu’elle amène à l’immersion du joueur…

Des nouveautés intéressantes tels qu’un système de combat avantageux, des classes interchangeables à volonté

Une belle initiative dans la jouabilité de Bravely Default est la mise en application de deux types d’attaques différentes que l’on ne voit pas forcément dans d’autres jeux du genre.

Bravely donne la chance au joueur d’attaquer plus d’une fois (pour un maximum de 4 tours). Cela m’a paru fort pratique au début, jusqu’à ce que je m’aperçoive que les ennemis peuvent tout de même nous attaquer entre l’un des quatre coups. De plus, dès que cette option est utilisée, l’ennemi a l’avantage de frapper aussi souvent que l’on a utilisé Bravely. Je dois dire que l’on peut parfois s’y perdre au niveau de la gestion de ces mouvements, surtout lorsque les quatre personnages utilisent le maximum de Bravely et que les attaques de ces derniers sont interrompues par les attaques soudaines des ennemis.

Default a le rôle inverse. Ce dernier est un mouvement d’offensive qui protège le personnage tout en lui donnant la chance de gagner un mouvement supplémentaire lors de sa prochaine attaque. Je dois dire que je n’ai pas réellement utilisé cette option lors de combats singuliers, mais celle-ci fut grandement appréciée lors de combats avec des boss plus costauds.

Une petite nouveauté fortement appréciée fait également son entrée. Si la plupart des jeux de rôles proposent des classes (emplois) différentes pour la majorité des personnages, une fois le choix fait il est impossible de revenir en arrière. Dans Bravely Default, il est possible de changer d’emploi à volonté pour chaque personnage. Par contre, il faut élever le niveau des emplois afin que ceux-ci soient réellement efficaces. Je trouve cette opportunité intéressante, mais je trouve encore une fois que tout cela est un peu lourd lorsque le but principal est de jouer.

Bravely Default - Nintendo 3DS - Land of sand and time

Bravely Default, un jeu surprenant qui m’a mis l’eau à la bouche!

C’est avec l’amabilité de Nintendo Canada que j’ai pu essayer Bravely Default. Dès que j’ai commencé la partie, je n’étais pas vraiment enthousiasmé par le jeu. J’ai clairement changé d’avis depuis! Le jeu regorge de mystères, de quêtes et de fantaisies. Je regrette de ne pas avoir eu la copie du jeu plus longtemps en main. Malgré les quelques petits défauts que j’ai mentionné plus haut, j’ai une rage de continuer mon aventure. Il est clair que les points qui ne m’ont pas satisfaits sont superficiels et ne changent en rien la superbe aventure que Nintendo et Square Enix nous proposent.

Avec les succès qui s’enchainent pour la Nintendo 3DS malgré une première année difficile, il est clair que ce n’est qu’une question de temps avant que sa consoeur, la Wii U ne profite elle aussi de jeux de qualités tel que Bravely Default. Puisqu’une suite semble déjà annoncée pour cette nouvelle série, il faudrait bien que je puisse mettre la main de nouveau sur l’un des meilleurs jeux 2014 pour la Nintendo 3DS. Vous devriez en faire autant!

Notre enthousiasme
8,5/10

Les plus :

  • Les nouveaux styles de combat »Bravely » et « Default » qui amènent à revoir la stratégie de nos attaques.
  • La relation entre les personnages principaux qui est plus qu’attachante.
  • Les paysages qui ne font que rappeler les films de Hayao Miyazaki.

Les moins :

  • Le système de métier qui peut être plus qu’utile, mais que j’ai trouvé lourd à gérer.
  • Les écarts de graphismes trop important entre le vidéo de l’introduction et la jouabilité réelle.
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